The Pretty Reckless : De Going To Hell à Death By Rock n' Roll

 The Pretty Reckless : 
De Going to Hell à Death by Rock n’ Roll



Chers lecteurs, je vous souhaite la bienvenue dans l’enfer sulfureux des « The Pretty Reckless ». Dans cette chronique, je vais vous raconter ma formidable rencontre avec ce combo.

Nous sommes en juin 2020, il est tard, je m’apprête à me perdre dans les méandres de la nuit, mais avant cela, je regarde quelques vidéos sur le net.  C’est là que je tombe sur le titre en acoustique : Death By Rock n’ Roll.


Je tombe éperdument amoureux de cette voix. De prime abord, cette dernière y est plutôt pleine, agréable avec une assise bien ancrée. Au fur et à mesure de l’évolution du morceau, j’y découvre un magnifique grain rocailleux dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence. Autant vous dire que cette écoute a éveillé ma curiosité et je me suis donc, d’emblée, procuré la première galette de cet excellent groupe.


Et me voici en possession du premier album « Light Me Up ». Celui-ci regorge de hits tels que « My Medecine », « Just Tonight » ou encore l’excellent « Make Me Wanna Die ». Pour un premier essai, c’est une véritable réussite. 


C’est en achetant le deuxième album « Going To Hell » que je fut totalement conquis. Dès le premier titre « Follow Me Down », le groupe nous annonce la couleur avec un orgasme féminin en guise d’introduction. Autant vous dire que cet album sera sex and rock n’roll. On y retrouve, comme dans son prédécesseur, une déferlante de tubes : « Going To Hell », « Heaven Knows », « Sweet Things », « Absolution »… Mais contrairement  à « Light Me Up », la guitare y est plus agressive, la batterie plus énergique et la voix beaucoup plus mature.                      
Le tout flirtant allègrement avec l’enfer. Le groupe a grandi en maturité et cela se ressent fortement.


Je ferai l’impasse sur le troisième album dont la magie n’a pas opéré me concernant.  Toutefois, la magnifique introduction au piano sur « The Walls Are Closing In/Hangman » et l’influence du groupe Soundgarden sur ce titre ne m’a pas laissé de marbre. J’y ajouterais également l’excellent « Take me Down ».


En ce mois de février 2021, le groupe nous sort un tout nouvel album, Death by Rock n’ Roll ». Autant vous dire que je l’attendais comme le messie. Sur la pochette on y voit la chanteuse, Taylor Momsen, dénudée, recroquevillée, les yeux clos et sa magnifique chevelure blonde ornant une pierre tombale. Le tout parsemé de feuilles d’automne. Il faut dire que ce dernier venu a été conçu dans la tristesse. En effet, le quatuor à souffert de la disparition de leur producteur Kato Khandwala et de celle de Chris Cornell.


Le premier titre est "Death By Rock n’ Roll" en version électrique cette fois. On peut dire que ce titre très rock annonce une excellente entrée en matière et est de très bonne augure pour la suite. On enchaîne avec une collaboration, celle de Matt Cameron et de Kim Thayil respectivement batteur et guitariste de Soundgarden. Le son y est très lourd et fortement influencé par le jeu des deux collaborateurs.


« And So It Went » nous fait l’honneur d’entendre la guitare électrisante de Tom Morello. Il est inutile de vous dire qu’il sera difficile de ne pas hangbanguer et de hurler le refrain hyper entrainant.. « 25 » pourrait être la bande originale d’un James Bond. « My Bones » est un titre mélancolique et très rock également. On peut aisément dire qu’il s’agit d’un sans faute pour l’instant


La deuxième partie de l’album s’avère plus soft avec des ballades tels que « God So Hight »,« Standing At The Wall », le touchant « Rock n’ Roll Heaven » et la magnifique ballade country « Harley Darling ».  


En cette période de pandémie, « The Pretty Reckless » nous offre un album magnifique à l’instar de « Going To Hell » et nous prouve un fois de plus ce que nous savions déjà : la vie sans musique est dépourvue de magie.


Que le rock soit avec Vous !




Refused : War Music

Refused : War Music (2019)

Punk is not dead



L'album dont je vais vous parler aujourd’hui est un véritable coup de coeur. Mais avant de disserter sur notre sujet, je dois vous relater ma rencontre avec ce groupe de punk hardcore.

J’ai découvert « Refused » en 2019 par le plus pur des hasards en navigant sur le web. En effet, Youtube m’avait suggéré dans ses vidéos le clip « New Noise », titre percutant personnifiant le groupe.

D’emblée, je m’étais procuré « The Shape Of Punk To Come » dont était issu ce titre. L’écoute de cette galette sortie en 1998 fut un véritable régal. Comment ai-je fait pour vivre sans connaître cette pépite ? Afin de combler mes lacunes, je me suis empressé de me procurer « Songs To Fan The Flames Of Discontent », « Freedom »… afin de connaître au mieux la musique des Suédois de « Refused ».

Samedi dernier, faisant mes emplettes chez le disquaire, le hasard me sourit à nouveau. Je tombe sur le vinyle  « War Music ». Arrivé à la maison, je le pose sur ma platine et là, la magie opère une nouvelle fois. Dès le premier titre « Rev001 » je suis rempli d’une énergie libératrice. Ce morceau est d’une force sans égale, la voix de Dennis Lyxzén y est puissante et plus mature. L’énergie et la rage punk y sont présentes, les guitares sonnent très métal, bref !!!! « Refused » m’a encore conquis.

Avec « Violent Reaction », second titre, « Refused » nous propose un riff accrocheur et un chant clair pour débuter ce deuxième acte. La composition y est très punk, les guitares incisives et la voix destructrice à souhait. La fin de ce morceau nous offre des accords lourds et très métal. 

« I Wanna Watch The World Burn » nous propose un refrain au chant clair et des couplets hurlés.

« Blood Red » est une perle de plus, la composition y est plus sombre. 

« Malfire » est un titre mélangeant la pop, le punk et le métal.

« Turn The Cross », « Damaged III", « Death In Vännäs »… sont de véritables titres énergiques, percutants où la rage dévaste tout sur son passage.

En conclusion, « Refused » nous offre 10 titres d’une qualité sans égale qui n’a rien à envier à son excellent « The Shape Of Punk To Come ». La voix a acquis une grande maturité et donne aux textes une plus grande force. L’originalité réside  également dans le tournant très métal des compositions ce qui augmentera certainement le nombre d’admirateurs.

C’est un album que je conseille aussi bien aux fans du genre qu’aux adorateurs de métal tant le mélange des styles (punk, pop, métal) se marient parfaitement.

Merci à Refused pour ce magnifique cadeau. 

A très bientôt et vive le rock n’ roll !












Brides of destruction

 


Ma découverte de ce combo fût l’une des plus enrichissantes. Suite à un échange de connaissances avec un ami fan de rock et fin connaisseur dans ce domaine, j’espère qu’il se reconnaîtra, il me propose d’écouter une série d’albums en sa possession. Dans ce lot, il y avait, entre autres, Paw, TNT (groupe inconnu pour moi jusqu'à ce jour et agréable révélation), une compilation de Scott Weiland et bien d’autres. Evidemment, dans ses propositions, il y avait « Brides of Destruction ». C’est suite à notre discussion où je lui ai parlé de mon engouement pour  « Mötley Crüe » qu’il m’a proposé d’écouter ce groupe.

En effet, le line up est celui d’un « Super Groupe » à l’instar d’ « Hollywood Vampire », « Velvet Revolver » ou encore « The Dead Daisies »… On y retrouve donc un certain, et pas des moindres, bassiste/compositeur de l’un des plus grands groupes de « Glam », vous l’aurez deviné, je vous parle de Mister Nikki Sixx des « Mötley Crüe ». A la guitare, l’excellent Tracii Guns des « L.A. Guns » et membre fondateur des « Guns n’ Roses », à la batterie Scot Cogan et au chant un certain London LeGrand. 

Avec une telle palette de talents, je pouvais m’attendre à un album de grande qualité. Mais qu’en est-il réellement de ce premier album de notre quatuor ? 

« Here come the Brides » sort en mars 2004 et se classe dans dans le top 100 du billbord 200 aux Etats-Unis.  

L’album s’ouvre avec le titre « Shut The Fuck Up » très punk-rock avec un accent assez glam. Le morceau est pêchu et le chanteur nous livre une palette vocale flirtant à certains moments avec Johnny Rotten (Sex Pistol) et nous montre qu’il maitrise le chant hurlé à la perfection. Tracii Guns nous balance une rytmique très rapide et son solo s’imbrique parfaitement dans la composition. L’alchimie prend d’emblée et ce premier morceau est très prometteur pour la suite.

« I Got A Gun » débute avec une double voix faisant penser à « Alice in Chains ». Le morceau est plus lent avec un refrain passant du chant hurlé au chant clair. 

« Two Times Dead » est un morceau d’excellente facture avec divers changements rythmiques. La voix lors du refrain est dans une tessiture plus basse et nous apporte une touche vocale supplémentaire. 

« Brace Yourself » est dans la lignée des morceaux précédents. L’album continue dans sa logique punk rock et glam métal.

« Natural born killers » est un titre à l’intro plus pop avec un refrain très rock. On y retrouve également des choeurs propres au style glam. Il dispose également d’un changement de rythme avec un ton plus triste en fin de morceau. 

« Life » débute avec des accords mineurs apportant une profondeur au titre. L’ambiance du morceau y est très glam rock. On ne retrouve pas ce côte punk très présent dans les premiers morceaux.

« Only get so far » , titre terminant l’album, est une power ballade ou la voix de London semble être influencée par Scott Weiland des « Stone Temple Pilots ». 

En conclusion, j’ai apprécié cet album du début à la fin. L’ambiance générale y est surtout très glam et punk. La power ballade de fin vient apporter une touche de douceur dans ce « Here come the Brides ».  London LeGrand est un excellent chanteur de rock et sa palette vocale est assez riche. Les autres musiciens font également un excellent boulot : Tracii Guns et sa guitare y sont très inspirés.  La présence de Nikki Sixx se fait également très bien sentir, chaque morceau transpire à sa façon le glam métal.

Merci les « Brides of Destruction » et vive le Rock n’ Roll ! 



November Rain

November Rain




Véhiculer des émotions est, pour moi, l’apanage de la musique. Elle touche l’être, ouvert à sa sensibilité. Même s’il m’arrive d’analyser un morceau, ce n’est pas pour le rationaliser mais  uniquement par curiosité intellectuelle. Par le biais de cette chronique, je vais essayer de vous traduire l’impact émotionnel ressenti en réécoutant le sublimissime morceau « November Rain »  des  « Guns n’ Roses ». 

C’était il y a plus ou moins trois semaines. Le temps ce jour là présentait un décor de ciel « vapeur » tapissé de nuances de gris. Conduisant le regard dans mes pensées, sur une route menant vers une destination familiale, je décidai d’extirper de sa pochette un cd oublié. Heureux hasard, je tombe sur une compilation de vieux titres. On y entendait des groupes tels que Garbage, Pearl Jam, Sister of Mercy…  Après plusieurs morceaux, l’introduction au piano de « November Rain » débute. Et là, la magie opère. Mon coeur se remémore toute la beauté nostalgique de mes belles années d’insouciance. Je me revois à attendre la diffusion du clip de la « Pluie de Novembre ». Je me suis vu imaginer être un autre corps, projeté vers le miroir de la différence. Je me suis vu tatoué, beau, grand, badass à souhait. Je me suis vu : rock star.  

La musique envahit mon habitacle et je chante, hurle, je ne fais qu’un avec l’oeuvre d’art. L’orchestre symphonique m’enveloppe l’âme et je crie : 

- « Putain de chef-d’oeuvre ! 
-  Axl Rose et sa bande sont des génies »

Pour moi, les sentiments ressentis à travers ce titre sont immuables, le temps ne les effrite pas. Il n’y a pas de passé, de présent, de futur, il y a juste l’instant : 



magique, 
magnétique, 
envoutant.


Merci les Guns !

Mötley Crüe

Mötley Crüe



Qui l’eut cru, si vous m’aviez parlé de ce groupe il y a deux mois à peine, je vous aurais répondu qu’il était dépassé et que je suis loin d’être fan de ce Hair Band.

Mais, entre-temps, le film « The Dirt » retraçant l’histoire du combo est sorti. Je l’avoue, j’ai adoré le film et j’ai fait mon « mea culpa ».

 Je me suis empressé de me procurer la bande originale en vinyle et j’ai même acheté, lors de la foire aux vinyles de Montigny-le-Tilleul, l’album « Girls Girls Girls ». Mais, ce n’est pas tout, je me suis également offert le groupe en figurines pop, enfin presque, il me manque toujours le chanteur Vince Neil. Heureusement, ce n’est plus qu’une question de temps. 

Alors, si comme moi, vous n’étiez pas fan ou que vous ne connaissez pas du tout la bande à Nikki Sixx, je vous conseille d’emblée de regarder le film et d’exploser vos enceintes avec des titres tels que Girsl Girls Girls, Home Sweet Home, Same of Situation, Dr. feelgood…

Ah oui, j’oubliais, j’ai également le best off qui tourne en boucle dans ma voiture. Mais, rassurez-vous, comme je le dis à ma femme : « Mais non, je ne suis pas fan ! ».


Que le rock soit avec vous ! 


Le retour de l'almanach


Le retour de l’almanach





Ce mardi 9 octobre 2018, je me rends à la librairie afin de me procurer la nouvelle anthologie du Rock. Je rentre dans l’antre de la culture et à peine ai-je mis les pieds, je ressens une énergie positive, une énergie subversive, une énergie Rock n’ Roll. Je fais quelques pas et mon corps tout entier se sent attiré vers cette énergie ou dirais-je par cette force, enfin … La force !

Alors, tel un Jedi, je parcours le rayon « roman », le rayon « psychologie », le rayon « théâtre », je fuis du regard le vendeur voulant me guider dans mes recherches, j’évite les badauds, les curieux en tout genre, les étudiants perdus, les professeurs en quête, tout comme moi, d’un graal. 

Et puis, soudain, je sens que j’approche, mon corps brûle et… il est là, à portée de mon regard, sa couleur vive éclaire le rayon « musique », les autres livres font pâle figure à côté de lui, et d’un pas décidé, levant les bras au ciel,  je le prends dans les mains :  L’Almanach Pop Rock 2 d’Eric Laforge. 

Je passe à la caisse, la vendeuse me fait un sourire, entre fans de rock, on se reconnait. Je rentre dans ma voiture, je le feuillette et j’y découvre plein de trésors : L’histoire du jour, le disque à écouter, les naissances des stars, l’origine des noms d’artistes, les citations des plus grands : Bono, Dave Grohl, Renaud, Jim Morrison et même Beethoven !  Cet almanach est vraiment une mine d’or. 


Voilà, j’espère que ma petite histoire vous donnera l’envie de découvrir ce livre. En attendant, je vous dis à bientôt et pour citer l’auteur : « Que Laforge soit avec Vous ! ». 

Scott Weiland : Happy, l'album qui fait du bien


Scott Weiland : Happy

L'album qui fait du bien




C’est en 2008 que l’un des plus grands phénomènes de la scène rock nous livre l’album « Happy » savoureuse galette pop-rock parsemée de chantilly. Vous l’aurez compris, cet album est un délicieux dessert à consommer sans modération. Dans cette recette, l’ingrédient précieux : Scott Weiland, l’homme aux multiples facettes vocales.

L’album débute avec le titre « Missing Cleveland », chanson pop-rock aux accords explosifs ! Impossible  de ne pas se délecter de ce titre énergique et envoûtant à la fois.
« Tangle with your Mind » vient adoucir cette effervescence et nous ballade dans l’antre ensorcelant de l’amour. Sur ce titre, la rythmique vous procure un sentiment de joie saupoudré de plaisir.

« Paralysis » oscille entre la mélancolie et une légère hargne pimentant le morceau.

« Beautiful day », titre à l’atmosphère fantomatique, éclectique, vous enivrera d’une tendre folie.

Sur « Crash », autre titre ensorcelant, pour le plaisir de nos sens, notre hôte nous offre une voix de tête douce, captivante et caressant le désespoir.

Pour « The Man I didn’t know », Scott reste dans le registre de la ballade teintée de tristesse à la lisière de la noirceur. Sa voix y est belle, captivante et indéniablement juste.
Je terminerai cette chronique avec « Pictures and computers » titre jazzy et grandiloquent venant sublimer ce magnifique album.  

En espérant que cette chronique vous donnera l’envie de découvrir cet album comportant 20 merveilleux morceaux. Je vous souhaite une vie remplie d’émotion et que le rock soit avec Vous ! 


Les Murderdolls

                                                                                                                                                                       
Voici ma nouvelle chronique rock ! Elle parle des Murderdolls. Si tu veux voir et entendre cette chronique, clique sous la photo !                                                                            

                                        https://www.youtube.com/watch?v=7EvHiJRTmHw

Michel Cotton : La relève est assurée







Michel Cotton  

La relève est assurée




L’artiste de cette chronique est un marathonien des mots à la plume poétique et à la pulsation rythmée, l’artiste d’aujourd’hui… écrit avec le coeur.

La démarche féline, le regard profond, le sourire tendre et la stature assurée, sa voix est douce et parsemée d’influences de grands noms de la chanson française. Cet homme, c’est Michel Cotton. Ce nom ne vous dit peut-être rien, peut-être le connaissez-vous, mais quoi qu’il en soit, je vous invite à le découvrir ou à le redécouvrir à travers ces modestes lignes dont l’intention est de partager avec vous les émotions suscitées à l’écoute de ses plus belles chansons.

L’album, « La relève est assurée » est un trésor que l’on redécouvre, un livre qui renferme les douces saveurs du passé et dont le temps a perdu de son emprise. Ce trésor, je l’ai réécouté il y deux jours avec une oreille plus mature et une tendresse particulière puisque j’en connais l’auteur.
  
On débute avec le titre  « Dans ton jardin ». Les premières notes de cette composition sont celles du chant des oiseaux au lever du jour. Michel C. nous offre une douce entrée en matière et nous invite délicatement à éveiller notre écoute. Ensuite, vient l’arpège de guitare, instrument de prédilection de notre artiste et enfin, sa voix si particulière et sa délicate poésie. Les paroles de « Dans ton jardin » touchent par le thème abordé où l’auteur nous parle de la disparition d’un être cher. 

La chanson « N’en parle pas » nous présente une orchestration plus rythmée, la guitare y est électrique et les coups de plectre donnent la cadence. Ce titre nous parle d’un conflit amoureux où l’homme tente de récupérer la femme qu’il a blessée. 

« Fille d’amour » débute calmement avec une guitare au jeu bluesy, un accompagnement à la guitare sèche et la caresse d’un instrument à vent. Le jeu « basse - batterie » arrive progressivement. Après 1 minute et 6 secondes, la rythmique se veut plus rapide et apporte une couleur supplémentaire à cette composition, surprenant agréablement l’auditeur. Lors de cette cavalcade amoureuse, Michel nous offre un solo de guitare parfaitement exécuté. 

Pour « Je suis passé », la voix de Michel se veut très touchante. Ce titre nous parle d’un amour passé, teinté d’une douce mélancolie. La sensibilité de l’auteur y est mise à nu et émeut profondément l’auditeur.

« Une dame aux yeux noirs » dispose d’une musicalité plus sombre, envoutante. Etonnamment, le rythme se veut dansant. Cette improbable rencontre donne à ce titre toute sa singularité.

« Voyageur du soleil » est une odyssée musicale où un explorateur insatiable recherche son île parfaite, son âme soeur.

L’album se termine avec « Petite Odile », chanson parlant du regard tendre d’un homme sur l’être aimé.

Je terminerai avec cette phrase pleine de vérités de l’auteur : « Les chansons ne sont pas faites pour dormir dans les tiroirs », mais pour être partagées.  C’est pourquoi, chers lecteurs,  je vous invite à écouter cet album et à vous laisser envahir par les sentiments ineffables qu’il procure.


Pour écouter l’album de Michel Cotton, clique ici  ! https://www.youtube.com/watch?v=YIg6ppvvt28&t=906s 







"Core", 25 ans, rééditions


C'est Noël avant l'heure, les Stone Temple Pilots rééditent l'album "Core" sorti en 1992. Pour en savoir plus, regardez cette vidéo ! https://www.youtube.com/watch?v=NQhkMeirKqA

Mad Season : Above

Mad Season

Above





Il y a des albums intemporels où chaque écoute est une première, le temps n’a pas d’emprise sur eux, il est démystifié et renvoyé à son inexistence. Avec l’album « Above », Mad Season réussit aisément cette gageure.  

Cet extraordinaire groupe de « Rock Grunge » injustement oublié est composé de Mike McCready, guitariste de Pearl Jam, du feu Barrett Martin à la batterie, John Baker Saunders à la basse (décédé en 1999) et du regretté Layne Staley d’Alice in Chains au chant.

La découverte de ce groupe fut pour moi une surprise des plus agréables. En effet, « Above » n’est pas uniquement un énième du genre, mais une évolution agréablement surprenante du Grunge. De par cet album, Mad Season bonifie ce rock alternatif en y apportant une hargne mieux maîtrisée, une mélancolie moins abrupte et une lourdeur mesurée.

Si pour beaucoup d’adeptes le glas du « Grunge » a sonné avec la mort de Kurt Cobain, cet album vous prouvera le contraire.

L’album débute avec « Wake Up », une formidable complainte onirique et envoutante. Layne Staley y combat ses démons et se supplie de se réveiller. Plus de 7 minutes de détresse, un véritable supplice de résurrection. Dès le début du morceau, la ligne de basse et les percutions furtives vous envouteront et l’arrivée du chant de Layne vous hypnotisera entièrement.

« River of Deceit » est un titre inspiré du livre « Le Prophète » de Khalil Gibran, plus précisément le poétique chapitre décrivant la douleur.

Dans ses paroles, Layne nous dit : 

                                     « My pain is self-choses, at least, so the prophet says ». 
           « Ma douleur est choisie , du moins, c’est ce que dit le prophète» .

Le Prophète  : 

                                     «Une bonne part de votre douleur est voulue par vous ».

Ce livre annonce le départ du Prophète, Layne voulait en connaître un nouveau et éradiquer son addiction aux drogues,  cause de sa souffrance. Malheureusement, son voyage fut écourté par la Faucheuse.

Le titre « I’m above » commence avec un riff de guitare lourd et bluesy. Le couplet est lancinant et n’annonce nullement l’interlude fort où la voix de Staley devient hurlante. Les changements de rythmes dans ce morceau sont inopinés et surprennent agréablement l’auditeur. Quant au refrain, il est envoutant et flirte avec les abîmes du « Grunge ».

« Artificial Red » est un titre  de blues fumant et hurlant. La guitare et la voix se font échos et se consument réciproquement. 

« Lifeless Dead » est un titre très fort où l’amour et la mort se côtoient. Le chant y est sombre, ténébreux, très proche d’Alice in Chains et la guitare y est saturée et lourde. Ce titre est une sorte d’hymne à l’« amour mort ». 

« I’Don’t Know Anything » est une chanson qui martèle votre esprit, les paroles sont répétitives et la rythmique est une machine inlassable qui ne cesse de frapper, frapper, frapper… Ce titre et le précédent sont les plus hard de cet album.

« Long Gone Day » annonce une accalmie, les percutions prédominent et le son jazzy d’un saxophone vient compléter l’instrumentation. Les paroles sombres sont portées par le souffle vocal de Marc Lanegan et de Layne Staley. 

« All Alone » conclut l’album paisiblement avec la voix de Layne plus poétique que jamais, hurlant la solitude de la vie. 
Par la sincérité et la richesse de ses compositions, Mad Season a su me transporter vers l’ineffable émotion engendrée par sa musique. L’album « Above », le seul et l’unique du groupe est une pépite musicale à découvrir sans plus attendre.

Merci à Mad Season pour son oeuvre.





Blind Melon - No Rain - Inspiration poétique

Blind Melon : 

No Rain - Inspiration poétique


Ce matin-là, la grisaille frappait à ma fenêtre. Alors, j'ai écouté "No Rain" de Blind Melon pour ensoleiller ma journée. 
Voici la poésie que cette chanson m'a inspirée :




J’entends des gens,
Ils claquent des doigts. 
Mes paupières refusent l'éveil, 
Mon coeur a peur de la pluie.
Aujourd’hui, pas de bruit,
Le réveil est cassé.
Blind Melon est là,
Ecoute No Rain.


En douceur,
Ils viennent m’éveiller. 
Les notes brillent avec le soleil,
Les couleurs sont vives,
La voix est teintée d’hélium,
La musique me rend heureux.
J’écoute No Rain.

Je pourrais tuer le temps,
T’écrire des chansons,
Mais la mélodie est parfaite,
Ecoute No Rain,
Et dis moi,
Ce que tu en penses.
Je sais que tu aimeras,
Ton coeur est sensible
Il a besoin de ça.
Ecoute No Rain.

Ouvre ta fenêtre
Et hurle ton besoin de musique. 
Partage ta passion,
Oublie la répression,
Oublie les élites pourries,
Chante l’attitude hippie.
Ecoute No Rain.

Vis ta vie,
Dieu est dans la musique.
La guitare est rapide,
Elle t’invite à danser.
Fais fi des convenances
Danse.
L’amour est de ton côté,
Aime sans limites,
Ecoute No Rain.

Les doigts claquent,
Ils annoncent la fin.
Ne pleure pas !
Un retour en arrière est possible.
Le bonheur te sublime,
Ecoute No Rain,











The Pretty Reckless : De Going To Hell à Death By Rock n' Roll

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