Blind Melon - No Rain - Inspiration poétique

Blind Melon : 

No Rain - Inspiration poétique


Ce matin-là, la grisaille frappait à ma fenêtre. Alors, j'ai écouté "No Rain" de Blind Melon pour ensoleiller ma journée. 
Voici la poésie que cette chanson m'a inspirée :




J’entends des gens,
Ils claquent des doigts. 
Mes paupières refusent l'éveil, 
Mon coeur a peur de la pluie.
Aujourd’hui, pas de bruit,
Le réveil est cassé.
Blind Melon est là,
Ecoute No Rain.


En douceur,
Ils viennent m’éveiller. 
Les notes brillent avec le soleil,
Les couleurs sont vives,
La voix est teintée d’hélium,
La musique me rend heureux.
J’écoute No Rain.

Je pourrais tuer le temps,
T’écrire des chansons,
Mais la mélodie est parfaite,
Ecoute No Rain,
Et dis moi,
Ce que tu en penses.
Je sais que tu aimeras,
Ton coeur est sensible
Il a besoin de ça.
Ecoute No Rain.

Ouvre ta fenêtre
Et hurle ton besoin de musique. 
Partage ta passion,
Oublie la répression,
Oublie les élites pourries,
Chante l’attitude hippie.
Ecoute No Rain.

Vis ta vie,
Dieu est dans la musique.
La guitare est rapide,
Elle t’invite à danser.
Fais fi des convenances
Danse.
L’amour est de ton côté,
Aime sans limites,
Ecoute No Rain.

Les doigts claquent,
Ils annoncent la fin.
Ne pleure pas !
Un retour en arrière est possible.
Le bonheur te sublime,
Ecoute No Rain,











Muse : "Origin of Catharsis".


Muse : Origin of Catharsis




L'artiste est celui qui, par son art, vous transmet des émotions. Muse, avec l’album "Origine Of Symmetry", vous insuffle une tempête émotionnelle électrisant instantanément son auditeur. Cet album purge votre âme avec une force cathartique incomparable. 

Il suffit de me remémorer un seul morceau de cet album et mon corps revit des émotions passées, des émotions imbibées de substances toxiques, des émotions faisant remonter à la surface le goût d’un alcool pur trop ingurgité. Coïncidence ou étape obligatoire de nos âges, c'est également à cette période que le groupe fait son école hallucinogène, ce qui explique, entre autres, le côté multidimensionnel de l'album. 

"Origin of Symmetry" commence avec "New Born", un enchainement de notes mélancoliques teintées d’une couleur diabolique digne de l’introduction au piano  de "Tubular Bells" de Mike Oldfield. Ensuite, vient le riff de guitare puissant laissant place à une colère dévastatrice. La voix de Matthew Bellamy y est tremblante, contrôlée pour ne pas sombrer dans la folie. Tantôt la guitare y est stridente, tantôt elle ricane, tantôt elle offre des refrains d’une profondeur abyssale. Le titre se termine avec la voix des anges déchus. Ce morceau est d’une intensité émotionnelle qui vous triture les entrailles et vous libère ainsi de vos angoisses  les plus profondes.

"Space Dementia" est un chef-d’oeuvre influencé par le grand Rachmaninoff. L’atmosphère de ce titre vous emmène dans une dimension spatiale où vivent le chaos et la solitude. Une expérience musicale envoutante où la tristesse tisse un voile humide sur votre regard. Une expérience de fin du monde en musique où le silence écrit son épitaphe. La chanson s’arrête, il ne reste plus rien. La seule issue possible est de réécouter inlassablement cette démence spatiale, c’est votre seule chance de rester vivant. Ce titre est une purge émotionnelle à consommer sans modération.

"Hyper Music" explose le mur du son, ce titre est un pur condensé de rage. La violence y est frontale et vous explose au visage. 

"Plug in Baby" donne à la guitare saturée ses lettres de noblesse. Matthew et son instrument semblent ne faire qu’un. Ses doigts, comparables à de longues pattes d’araignées, parcourent le manche avec une précision et une vélocité extrêmes. 

"Citizen Erased" est un subtil mélange de colère et de douceur, l’univers y est lunaire, il semble avoir été composé dans une autre dimension, proche des étoiles. Il est à la fois explosion et tranquillité. L’épilogue est, quant à lui,  doucereux et magistral.

"Micro Cut" nous emporte dans une envolée lyrique sans précédent. Matthew nous montre toute l’étendue de sa puissance vocale.  L’ambiance y est mystique. Le morceau se termine avec un riff lourd et dévastateur.

"Megalomania" sonne le glas, une complainte musicale, la fin d’un cycle. Les plaintes de l’auteur viennent heurter le paradis perdu et flirter avec la mort.

Muse a composé un album mélangeant les genres où le classique côtoie un rock explosif. Cet album est un véritable chef-d’oeuvre inspiré par les plus grands : Bach, Rage Against the Machine, Rachmaninoff, ...  

Aujourd'hui, Muse remplit des stades et part à la conquête du monde, un monde qu'il avait déjà transcendé avec ce second album. La musique est un art sans frontières, ni barrières et Muse en est l'un de ses plus brillants représentants.

Merci pour votre oeuvre.

Aronica Vincenzo












The Doors



The Doors




La première fois que j’ai entendu ce groupe mythique, c’était lors de l’été 1990, dans la vieille voiture bosselée du père d’un ami. De son autoradio cassette vintage émanait une musique mystique aux sonorités blues/rock. L’une des chansons, à l'atmosphère religieuse, était dominée par la musicalité d'un orgue, cet instrument était l'essence même du morceau. Vous aurez peut-être reconnu "Light My Fire", ce hit des Doors semblable à une cérémonie religieuse érotique sous LSD.

En automne 1992, je découvre une seconde fois le groupe grâce à la  cassette vidéo du film "The Doors" d'Oliver Stone. J'ai regardé ce film plus de 66 fois. La poésie de Morrison m'a tout de suite touché. A la fin du film, je voulais me procurer "Une Prière Américaine", écouter toutes les chansons et en connaître la traduction. 

Le film a cette qualité de nous plonger au plus profond de la poésie apocalyptique du roi Lézard. L'une des premières phrases du biopic est : 
- "Laissez-moi vous parler d'un cœur qui souffre d'avoir perdu Dieu". 
Il est difficile de savoir si cette prose est réellement de Morrison, le film étant romancé, mais elle reflette bien l’univers  poétique du Dionysos du rock. Une poésie errant  dans le chaos tel un Samuel Beckett attendant son Godot. 

A travers ses chansons et ses livres, Morrison m'a fait découvrir d'autres poètes. Notamment le poème "Ode à L.A." dédicacé à feu Brian Jones où l'auteur nous parle d'une "Pauvre Ophélie". Une pauvre Ophélie m'invitant à découvrir Hamlet de Shakespeare, une Ophélie sublimée par Rimbaud, une Ophélie inspirant le peintre John Everett Millais, une Ophélie muse universelle.

Morrison est mort à 27 ans, une carrière fulgurante et intense. En peu de temps, cet homme a touché des millions de personnes et a édifié avec son groupe une œuvre magistrale. J'aime à croire qu'il est venu sur terre tel un prophète pour nous délivrer un message : celui d'une musique décomplexée, sans frontière, poétique et orgasmique. 

Je terminerai en disant : 
- "Les mots du poète nous rendent libre. Rien n’est figé dans un poème, tout est permis. Leur compréhension dépend de notre ressenti. Le poète est libre et libère celui qui le lit. 
Les Doors ont marié la musique et la poésie et en ont fait un art de l’exutoire, de la magie vibratoire".

Merci pour votre œuvre.

Aronica Vincenzo




































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